défavorisées en leur offrant une formation professionnelle. 

Comment je suis devenue présidente d'un petit lopin de terre en Inde.

 

 

Je m'appelle Sylviane, je suis prof... et j'adore voyager.

Pourtant, j'ai longtemps refusé d'aller en Inde.

Pas par peur. Non. Pas non plus par révolte contre les castes ou la condition féminine dans ce pays. Quoique...

Juste parce que certain(e)s de mes ami(e) retournaient sans cesse dans ce pays et que leur addiction m'agaçait : il y a tant de belles choses à vivre dans le monde.

En 2012, en mal de destination, je me suis enfin décidée et envolée pour Delhi.

 

C'est au Rajasthan que j'ai rencontré Ranjeet. A 22 ans, il était directeur d'une association humanitaire et avait créé, 2 ans auparavant, une école pour les enfants très pauvres de son village.

Le décalage entre sa jeunesse et l'oeuvre accomplie a piqué ma curiosité et cette école, j'ai eu envie de la voir : 6 mois plus tard, je m'envolais pour Bodhgaya.

Quand on est enseignant en France, c'est un vrai bonheur de voir ces petites têtes brunes courir le matin vers l'école et avaler gloutonnement le midi le repas offert par l'association !

J'ai rencontré Chhotu, Guddu, les autres bénévoles. Ils m'ont confié leur désir de venir aussi en aide aux jeunes villageoises indiennes en leur offrant une formation professionnelle.

 

Je n'ai jamais été une féministe très active, n'ayant pas été confrontée à des discriminations de genre, ni dans ma vie privée, ni dans ma vie professionnelle.

Mais, de retour en France, l'idée de mes amis indiens a fait son chemin.

Je me suis souvenu de ces femmes transportant sur leurs têtes de lourdes charges de ciment tandis que les hommes attendaient, assis au pied du mur qu'ils étaient en train d'élever.

Je me suis souvenu n'avoir rencontré que des hommes en traversant les petits villages indiens et m'être demandé où étaient les femmes.

Je me suis souvenu n'avoir vu que des femmes dans les rizières, les pieds dans l'eau, le dos courbé toute la journée.

Je me suis souvenu aussi de leur discrétion et de leur sourire inaltérable.

Et puis j'ai beaucoup lu, regardé de nombreux reportages et la condition des femmes en Inde est devenue une réalité concrète.

 

En 2013, naissait l'association de solidarité internationale Gurukul, un atelier caritatif en Inde avec l'aide de Michelle, Roselynde et Aline. 

Et en 2015, étaient recrutées les premières Gurukulettes.

La suite de notre épopée sur la page :  Suivez le guide

 

Inutile de préciser, je crois, que je retourne en Inde chaque année...